Mars 2008. C'est un cauchemar. Ma vie ne rime plus à rien. Je m'arrache les cheveux et j'ai l'impression de devenir folle. Je ne dors plus et la nuit je crie de toutes mes forces réveillant en sursaut toute ma famille.. Je me tape la tête contre les murs et je ne demande qu'a mourir. Mes parents n'en peuvent plus de me voir ainsi. Je ne sors plus de ma chambre et je refuse qu'on vienne me parler. Seule mon frère Maxime arrive à me persuader de descendre regarder un films avec eux pour leurs tenir compagnie. Je n'ai plus le goût à rien, je ne mange pas la journée et le soir je sors de mon petit trou pour aller me goinfrer et vomir en toute tranquillité. J'ai enfin atteint mes 36 kilos et je ne me fixe plus d'objectifs, je veux juste perdre jusqu'à devenir invisible. Je suis odieuse avec mes parents et un rien me fait pleurer. Je ne supporte plus la moindre réflexions et je me braque des qu'on essai de me parler. Je refuse toute aide et j'en viens même à dire tagueule à mes parents...
Le 16 Mars 2008 j'ai rendez-vous avec mon pédopsy à 09 heures. Ce rendez vous me hante, je n'en dors plus depuis une semaine et rien que le faite de prononcer son nom me donne des crises d 'angoisse. J'ai un très mauvais pressentiment. Le 16 mars je mets mon réveil à 03h00. Il sonne et je me lève puis descend dans la cuisine pour me goinfrer, je fais cuire un gâteau et mes parents viennent me voir en entendant tout ce remus ménage. Je me fais disputer, j'ai le droit à une belle leçon de moral et je me mets dans tous mes états. En vain... ils me laissent et retourne se coucher. Je mange jusqu'à au petit matin. C'est bien la seule solution que j'ai trouvé pour ne pas être hospitalisé car je sais que si il voit les 36 kilos sur la balance il me garde ! Puis de toute façon, ça marche à chaque rendez vous et après il me suffit de vomir une foie rentré chez moi pour ne pas prendre de poids. Je ne digère presque plus... Je ne veux pas y aller, je supplie mes parents de me laisser à la maison, mon père me met de force dans la voiture et me conduit à la mda. Je pleure tout le long du trajet en le harcelant de ne pas accepter si mon médecin décide de m'hospitaliser Mon pédospy me prend à l'heure, il me pèse et sa balance affiche 38 kilos. Je suis fière de mon coup et dans ma tête je me dis, « tu es vraiment naïf pauvre con... ». Je suis agréablement surprise car le rendez vous se déroule plutôt bien, il est très gentil et ça me semble louche. Il me demande d'aller chercher mon papa dans la salle d'attente. Mon père entre dans le cabinet mon pedospy entame son discourt et demande à mon père comme il me trouve en ce moment. Mon papa répond qu'il trouve que je vais très mal et que mon comportement lui fait vraiment peur, etc.... Mon pédopsy laisse place à un très long silence angoissant puis recommence à parler. Verdict : Il faut hospitaliser Léa en coupure totale familiale tout de suite. Et là, c'est le drame, j'ai l'impression que le monde s'écroule sur mes épaules, je me mets à pleuré en promettant que je vais me reprendre si on me laisse une dernière chance. Mon médecins refuse catégoriquement en répliquant, je t'ai déjà laisser 2 chances, ce n'est plus possible à présent... Je sors du cabinet en claquant la porte et je cours rejoindre ma grand-mère qui se trouve sur le parking. Je suis en sanglot et je n'arrive même pas à lui expliquer ce qui se passe. J'appelle ma mère à son boulo, au tel je pleure tellement qu'elle ne me comprend pas, elle me demande de me calmer et se met à pleurer. Je lui explique alors que mon pedospy veut m'hospitaliser de force tout de suite, elle me dit ne t'en fais pas, c'est pas possible, puis tu n'as pas tes affaire, rappelle-moi quand tu en sauras plus, courage je t'aime ma chérie. Ma mamie est à mes cotés et elle me console. Je lui dis que je préfère mourir qu'être séparer de ceux que j'aime. C'est très angoissant, je ne sais toujours pas ce qui se manigance derrière mon dos. Une trentaines de minutes plus tard mon père sort du cabinet et viens me chercher sur le parking en me demandant de revenir à la mda. Je refuse et il me tire de force. Je rentre dans la salle d'attente et tous les yeux sont braqué sur moi. Mon pédopsy arrive vers moi et me dit, Léa on t'hospitalise tout de suite, viens avec moi ! [ La scène qui va se produire me fait sincèrement honte, je n'étais plus moi-même, j'ai cru devenir folle, plus rien n'avait d'importance à mes yeux, même pas les personnes de la salle d'attente qui me regardé avec les larmes au yeux, je vous rassure que je me suis excusé au près de mon médecins quelques jours après ]. Je me suis mise à hurler et je me suis agenouillé par terre attrapant les pieds de mon père. Mon médecins me prit par les bras pour me soulever et se mit à crier en me demandant d'arrêter tout de suite ce comportement de bébé. J'ai alors lâché tout ce que j'avais sur le c½ur et j'ai dis à mon pédopsy qu'il n'était qu'un gros con qui me pourrissait la vie. Après avoir dit ça, je les poussé de toute mes forces pour qu'il me lâche et je me suis enfuite à toute vitesse de hors. A cet instant je n'avais plus qu'une idée en tête, me jeter sous une voiture pour enfer mourir, je préfère alors crever que de devoir supporter l'isolement. Deux infirmiers m'ont couru après, bien sur il on réussi à me rattraper et ils m'ont porté de force. Je les frappé, j'hurlais puis je me suis laisser faire, je n'avais plus de force, j'avais tout donné, je me suis sentis tellement vide à ce moments, je ne réalisé plus rien...puis quelques minutes plus tard je me suis retrouvé sur mon lit d'hôpital. Mon père était au près de moi, je les regardé dans les yeux et je les suppliée en pleurant de me ramener à la maison. Cette scène est sûrement la plus dure que je n'ai jamais vécu, elle est ancrée en moi à tout jamais.
JE FINIS LE TEXTE DES QUE J'AI LE TEMPS.
pix : moi avant le rendez vous chez mon pédo psy, mon regard en dit long... 36 kilos