Une page se tourne.

Une page se tourne.
Je crois que ce blog fait partie de moi. Je m'étais promis de ne jamais revenir, mais en vain...
Au jour d'aujourd'hui, je viens ici pour écrire et retracer mon parcoure. Depuis mon absence beaucoup de choses se sont produites. Je ne suis toujours pas guéris mais je vais mieux. Je sais que l'ultime guérison sera pour bientôt. Actuellement à 41 kilos du à une petite rechute pour multiples raisons... pour 1m57 et toujours pas de régles.

pix : Ma jumelle Constance et moi cet été <3

# Posté le mardi 10 novembre 2009 03:40

Modifié le mardi 10 novembre 2009 16:36

Le début de l'enfer

Le début de l'enfer
Tout à commencé en septembre 2007. Je rentre alors en 3eme. Je suis ravie de ma classe, il y a une très bonne ambiance et je suis avec mes amis. Je me mets une pression folle car ma classe a un niveau excellent et je me refuse de ne pas être à la hauteur. Je commence à me sentir grosse et moche. Mon corps me pèse. A vrai dire, il m'a toujours complexé, je pleurais déjà petite en montant sur la balance alors que je n'ai jamais eu le moindre problèmes de poids. Je décide alors de commencer un petit régime histoire de perdre 2-3 kilos. Je pèse alors 53 kilos pour 1.57 et mon objectif est d'arriver à 48 kilos. Je suis motivé plus que jamais pour enfin parvenir à quelques choses. Mes parents sont contre ce régime, ils disent que je n'en ai nullement besoin et que je m'affinerais après l'adolescence. J'en parle alors à mes amis qui me disent que je n'en ai pas besoin et que de toute façon je ne tiendrais jamais car je suis bien trop gourmande. Bref, tous ce qu'ils peuvent penser met bien égale. Je veux maigrir et je ne pense plus qu'a ça. Début octobre, je commence mon régime. Tout va très vite, la restriction commence. Le matin je mange une poire, le midi je mange mon entrée et mon pain et le soir je bois une soupe et un yaourt. Quelques semaines plus tard, la balance affiche 48 kilos ! Je suis fière de moi, mais bizarrement je ne suis pas satisfaite. Je décide alors de poursuivre quelques temps mon régime, je veux 46 kilos ! Pleins de toc commencent à s'installer. Je dois manger à heures fixes, je coupe tout en petit morceau, je bois énormément et je fais des abdos le soir dans ma chambre. Mes parents s 'inquiètent, ma mère voit bien que quelques choses cloche dans mon comportement. Elle prend alors rendez-vous avec un spécialiste pedopsy dans les tca. Début novembre, mes parents me conduisent contre mon gré à ce rendez-vous. Tout de suite, le courant ne passe pas, je n'aime pas ce vilain monsieur. Il me pèse et sa balance affiche 46 kilos. Il me diagnostic anorexique mental. Ma mère éclate en sanglot et mon père ne dit rien. Moi je regarde la scène et je me dis que ce médecin craint vraiment. Non et non, je ne suis pas malade, je ne me fais pas vomir, je ne suis pas maigre, je contrôle, je m'arrête des que je veux ! Je veux juste arriver à 45 et après promis je m'arrête ...

pix : avant que tout ne commence, 53 kilos, moi en juillet 2007, j'ai alors 13 ans 1/2

# Posté le mardi 10 novembre 2009 07:19

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 15:44

S'enfoncer chaques jours un peu plus...

S'enfoncer chaques jours un peu plus...
Depuis ce rendez-vous beaucoup de choses se sont produites. Le médecins m'interdit d'aller au WC après les repas, de peser mes aliments et de faire la cuisine. Je continue mon petit train train, je ferme les yeux sur la triste vérité et je ne me considère pas comme malade. Je suis dans l'euphorie totale de la perte de poids. Fin novembre, je commence à me faire vomir, je suis alors anorexique restrictive vomitive. Je suis contente, je rentre dans mes pantalons taille 36. Ma balance affiche alors 45 kilos. Je trouve ça tellement facile de perdre du poids que je me dis, pourquoi arrêter maintenant ? Je veux désormais 43 kilos. Mes parents sont de plus en plus inquiet face à mon comportements. Des conflits commence à s'installer au repas. Je rêve depuis plusieurs années d'avoir un chien, mes parents décident alors de m'en offrir un espérant qu'il m'aidera à aller mieux.

pix : fin novembre, moi à 45 kilos et ma petite pile, la maladie commence déjà à se remarquer.

# Posté le mardi 10 novembre 2009 07:42

Heureux anniversaire ? Tu parles, oé...

Heureux anniversaire ? Tu parles, oé...
15 décembre 2007. C'est le jours de mon anniversaire. J'ai alors 14 ans et je pèse 44 kilos. Mon poids descend petit à petit et mes mains commencent à être marqué du au vomissement qui sont désormais quotidiens. J'ai alors conscience que quelques choses ne va plus, mais mon envie de perdre du poids est plus forte que tout. Je ne pense plus qu'a ça, je vie bouffe, je pense bouff, je parle bouff et je dors bouff... Je m'éloigne de plus en plus de mes amis. Ils ne comprennent pas ma maladie et me laissent tomber. Cette maladie m'aura permis de faire un grand trie, seule les vrai sont resté dans toutes les étapes que j'ai traversé. Je ne veux plus sortir et je deviens agressive. Je perds ma joie de vivre et je commence à ressentir une forte fatigue. Je me replie sur moi-même. Je compte les calories et je note mes repas sur un petit carnet. Je me pèse environs 4 fois par jours. Je vois mon peposy toutes les 3 semaines et chacune de ces consultations se déroule très mal. Il me pèse et m'engueule en fonction du résultat, il est plus qu'odieux et va souvent trop loin. Avec du recul, maintenant, je sais que cela été pour mon bien.... La maladie poursuit son cours, mais il y a une petite évolution. La boulimie vomitive commence à s'installer doucement et je connais mes 1er petites compulsions alimentaires ( gros repas de fête ).

pix : moi le jours de mon anniversaire à 44 kilos.

# Posté le mardi 10 novembre 2009 09:49

Noel avec la maladie, non merci...

Noel avec la maladie, non merci...
Noël 2007. Je me souviendrais toute ma vie de ces horribles fêtes de fin d'années, je les ai passé à manger, vomir, pleurer, vomir, jeûner, pleurer.... Plus rien ne m'intéresse, je n'ai même pas le goût à faire le sapin et la déco de noël. Je suis enfin arrivé à mes 43 kilos souhaités. Seulement je me sens très grosse. Je veux perdre cette graisse qui recouvre mon corps et m'oppresse un peu plus chaque jours. Je me fixe un objectif final : 40 kilos. Je détruis mon entourage chaque jours un peu plus. Sous les yeux impuissants de mes parents je sombre dans l'obscurité de la maladie. Je suis dans le déni et je refuse de me dire malade. Je me coupe de tout et petit à petit je me désocialise. Je ne garde plus aucun repas et je vomi à la moindre bouché ingurgité.

pix : moi à 43 kilos le 25 decembre 2007.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 10 novembre 2009 14:03

Modifié le mardi 10 novembre 2009 14:20

Une destruction douloureuse.

Une destruction douloureuse.
Janvier 2008. Je suis de plus en plus mal. La balance affiche 41 kilos. Je ne reprends pas les cours, je suis trop fatigué du au multiple vomissement et je ne supporte plus le regard et les réflexions de ce qui m'entoure. Une phobie scolaire s'installe. Je ne veux plus voir personnes, je passe mes journées dans le noire enfermée dans ma chambre. Je la quitte seulement le soir une foie que tous le monde est couché pour aller me goinfrer loin des regards et vomir. Je deviens agressive et je ne veux même plus prendre mes appels téléphoniques. Je veux être seule pour pouvoir mourir tranquillement. Je me haï chaque jours un peu plus. Mes parents sont désemparés face à la tournure que prends la maladie. Je me sens grasse et boire un simple verre d'eau en dehors des repas met impossible. Début janvier, le Samu vient me chercher à la maison car j'ai de très forts maux de ventre ainsi que beaucoup de mal à respirer. On m'hospitalise une semaine en pédiatrie sans coupure et on me perfuse pour me redonner quelques forces. Mes maux étaient du à une crise d'acétone Je refuse catégoriquement de manger et je perds 1 kilo. Je suis ravie, la balance affiche 40 kilos. Je ne suis toujours pas satisfaite, je me dis après tout, 38 kilos se sera parfait. Les médecins me laissent sortir car ils ne sont pas spécialisés. Mi-janvier, j'ai rendez-vous avec mon Pédopsy, il n'est pas content, il me met plus bas que terre, je le haie de toutes mes forces. J'ai le droit à ses multiples réflexions « tu n'es bonne à rien, tu n'y arriveras jamais, tu le laisse allez, tu détruis ta famille, tu ne pense qu'a toi, on dirait une gamine, regarde à quoi tu ressemble etc... ». Il me menace alors de m'hospitaliser en isolement si je ne me reprends pas très vite.

pix : 1er janvier 2008 et 41 kilos.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 10 novembre 2009 14:46

Peut etre que ce pédopsy à la con avait raison ?

Peut etre que ce pédopsy à la con avait raison ?
Février 2008. J'ai atteins mes 38 kilos et cela ne me suffit toujours pas. Je réalise tout doucement que je suis malade mais l'envie de maigrir encore et toujours est plus forte que tout. Je veux 36 kilos ! J'ai conscience que je contrôle plus rien mais ça ne m'angoisse pas plus que ça ! Je suis désormais déscolarisé et je ne vois presque plus personnes à part ma meilleure amie Ophélie. Je m'éloigne d'elle, je n'ai plus grand chose à lui dire, j'ai honte de ce que je suis devenu mais elle est présente pour moi et me soutient de toutes ces forces. Mes cheveux tombent par poignets.

pix : ma bestàh et moi ( 38 kilos ).
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 10 novembre 2009 15:06

Je crois que j'ai touché l'enfer.

Je crois que j'ai touché l'enfer.
Mars 2008. C'est un cauchemar. Ma vie ne rime plus à rien. Je m'arrache les cheveux et j'ai l'impression de devenir folle. Je ne dors plus et la nuit je crie de toutes mes forces réveillant en sursaut toute ma famille.. Je me tape la tête contre les murs et je ne demande qu'a mourir. Mes parents n'en peuvent plus de me voir ainsi. Je ne sors plus de ma chambre et je refuse qu'on vienne me parler. Seule mon frère Maxime arrive à me persuader de descendre regarder un films avec eux pour leurs tenir compagnie. Je n'ai plus le goût à rien, je ne mange pas la journée et le soir je sors de mon petit trou pour aller me goinfrer et vomir en toute tranquillité. J'ai enfin atteint mes 36 kilos et je ne me fixe plus d'objectifs, je veux juste perdre jusqu'à devenir invisible. Je suis odieuse avec mes parents et un rien me fait pleurer. Je ne supporte plus la moindre réflexions et je me braque des qu'on essai de me parler. Je refuse toute aide et j'en viens même à dire tagueule à mes parents...
Le 16 Mars 2008 j'ai rendez-vous avec mon pédopsy à 09 heures. Ce rendez vous me hante, je n'en dors plus depuis une semaine et rien que le faite de prononcer son nom me donne des crises d 'angoisse. J'ai un très mauvais pressentiment. Le 16 mars je mets mon réveil à 03h00. Il sonne et je me lève puis descend dans la cuisine pour me goinfrer, je fais cuire un gâteau et mes parents viennent me voir en entendant tout ce remus ménage. Je me fais disputer, j'ai le droit à une belle leçon de moral et je me mets dans tous mes états. En vain... ils me laissent et retourne se coucher. Je mange jusqu'à au petit matin. C'est bien la seule solution que j'ai trouvé pour ne pas être hospitalisé car je sais que si il voit les 36 kilos sur la balance il me garde ! Puis de toute façon, ça marche à chaque rendez vous et après il me suffit de vomir une foie rentré chez moi pour ne pas prendre de poids. Je ne digère presque plus... Je ne veux pas y aller, je supplie mes parents de me laisser à la maison, mon père me met de force dans la voiture et me conduit à la mda. Je pleure tout le long du trajet en le harcelant de ne pas accepter si mon médecin décide de m'hospitaliser Mon pédospy me prend à l'heure, il me pèse et sa balance affiche 38 kilos. Je suis fière de mon coup et dans ma tête je me dis, « tu es vraiment naïf pauvre con... ». Je suis agréablement surprise car le rendez vous se déroule plutôt bien, il est très gentil et ça me semble louche. Il me demande d'aller chercher mon papa dans la salle d'attente. Mon père entre dans le cabinet mon pedospy entame son discourt et demande à mon père comme il me trouve en ce moment. Mon papa répond qu'il trouve que je vais très mal et que mon comportement lui fait vraiment peur, etc.... Mon pédopsy laisse place à un très long silence angoissant puis recommence à parler. Verdict : Il faut hospitaliser Léa en coupure totale familiale tout de suite. Et là, c'est le drame, j'ai l'impression que le monde s'écroule sur mes épaules, je me mets à pleuré en promettant que je vais me reprendre si on me laisse une dernière chance. Mon médecins refuse catégoriquement en répliquant, je t'ai déjà laisser 2 chances, ce n'est plus possible à présent... Je sors du cabinet en claquant la porte et je cours rejoindre ma grand-mère qui se trouve sur le parking. Je suis en sanglot et je n'arrive même pas à lui expliquer ce qui se passe. J'appelle ma mère à son boulo, au tel je pleure tellement qu'elle ne me comprend pas, elle me demande de me calmer et se met à pleurer. Je lui explique alors que mon pedospy veut m'hospitaliser de force tout de suite, elle me dit ne t'en fais pas, c'est pas possible, puis tu n'as pas tes affaire, rappelle-moi quand tu en sauras plus, courage je t'aime ma chérie. Ma mamie est à mes cotés et elle me console. Je lui dis que je préfère mourir qu'être séparer de ceux que j'aime. C'est très angoissant, je ne sais toujours pas ce qui se manigance derrière mon dos. Une trentaines de minutes plus tard mon père sort du cabinet et viens me chercher sur le parking en me demandant de revenir à la mda. Je refuse et il me tire de force. Je rentre dans la salle d'attente et tous les yeux sont braqué sur moi. Mon pédopsy arrive vers moi et me dit, Léa on t'hospitalise tout de suite, viens avec moi ! [ La scène qui va se produire me fait sincèrement honte, je n'étais plus moi-même, j'ai cru devenir folle, plus rien n'avait d'importance à mes yeux, même pas les personnes de la salle d'attente qui me regardé avec les larmes au yeux, je vous rassure que je me suis excusé au près de mon médecins quelques jours après ]. Je me suis mise à hurler et je me suis agenouillé par terre attrapant les pieds de mon père. Mon médecins me prit par les bras pour me soulever et se mit à crier en me demandant d'arrêter tout de suite ce comportement de bébé. J'ai alors lâché tout ce que j'avais sur le c½ur et j'ai dis à mon pédopsy qu'il n'était qu'un gros con qui me pourrissait la vie. Après avoir dit ça, je les poussé de toute mes forces pour qu'il me lâche et je me suis enfuite à toute vitesse de hors. A cet instant je n'avais plus qu'une idée en tête, me jeter sous une voiture pour enfer mourir, je préfère alors crever que de devoir supporter l'isolement. Deux infirmiers m'ont couru après, bien sur il on réussi à me rattraper et ils m'ont porté de force. Je les frappé, j'hurlais puis je me suis laisser faire, je n'avais plus de force, j'avais tout donné, je me suis sentis tellement vide à ce moments, je ne réalisé plus rien...puis quelques minutes plus tard je me suis retrouvé sur mon lit d'hôpital. Mon père était au près de moi, je les regardé dans les yeux et je les suppliée en pleurant de me ramener à la maison. Cette scène est sûrement la plus dure que je n'ai jamais vécu, elle est ancrée en moi à tout jamais.

JE FINIS LE TEXTE DES QUE J'AI LE TEMPS.

pix : moi avant le rendez vous chez mon pédo psy, mon regard en dit long... 36 kilos
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 10 novembre 2009 16:32

Modifié le mardi 10 novembre 2009 16:46

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 11 novembre 2009 15:31

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 11 novembre 2009 15:32